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[Le résumé] Ethique et déontologie : des chartes pour encadrer les faits divers

Tours 2025

11 Mar 2025

À l’occasion de la 18e édition des Assises du Journalisme de Tours, la question de l’encadrement des chartes pour les faits divers est au cœur des débats. Dans une conférence mêlant l’éthique et la déontologie du métier de journaliste, le débat s’est cristallisé autour de l’évolution de ces chartes et de leurs limites.
Pierre GANZ, Caroline DEVOS, Loïc HERVOUET, Philippe BOISSONNAT et Sébastien GEORGES lors de la conférence Éthiques et déontologie : des chartes pour encadrer les faits divers. Photo Nauholna Karyna/EPJT.

Avec Philippe BOISSONNAT, rédacteur en chef de Ouest-France; Sandrine ISSARTEL, journaliste spécialisée dans les faits divers pour Le Républicain Lorrain et Pierre GANZ, secrétaire du Conseil de déontologie journalistique et de médiation (CDJM) ; Sébastien GEORGES, rédacteur en chef de L’Est Républicain, du Républicain Lorrain et de Vosges Matin au sein du groupe EBRA.

Les enjeux

Lors de cette conférence d’une heure et demie, les différents intervenants ont évoqué les chartes des différentes rédactions de journaux français qui encadrent les faits divers. Les évolutions de ces chartes à l’image de celle de Ouest France et les problématiques qui en ressortent ont été abordées.

 

Ce qu’ils ont dit

Philippe BOISSONNAT (rédacteur en chef de Ouest-France) : « Pour un journaliste, savoir qu’on dispose d’une charte sur laquelle s’appuyer est rassurant, même si ça ne nous protège de rien. »

Caroline DEVOS (journaliste pour La Nouvelle République) : « Le traitement médiatique des faits divers permet de faire bouger les choses mais cela peut nuire à des personnes. C’est un cas de conscience difficile à résoudre, il faut apprendre à écrire de manière prudente. »

Sébastien GEORGES (coordinateur des rédactions du groupe Ebra et rédacteur en chef L’Est Républicain) : « Nos équipes ne sont pas habituées à l’agressivité à laquelle elles peuvent être confrontées. Nous faisons notre maximum pour protéger nos journalistes, comme dans les manifestations. »

Pierre GANZ (secrétaire du Conseil de déontologie journalistique et de médiation CDJM) : « Le fait divers est un moment où les émotions des témoins risquent de rendre difficile la restitution des faits. »

 

À retenir

Au terme de la conférence, les questionnements autour des chartes et de leurs limites dans le traitement médiatique ont été soulevés. Celle de Ouest-France, considérés par Pierre Ganz comme étant « l’ancêtre respectable qui a amené de nombreuses évolutions », a dû également se réinventer pour correspondre aux nouvelles difficultés rencontrées par les faits divers. La diversité de situation et de contexte de ces affaires pousse aux questionnements et à la discussion au sein des rédactions.

 

Jules-Yann Schneider (EPJT)